Un auteur turc à lire, Hakan Günday

Depuis mes voyages en Turquie, je m’intéresse à tout ce qui s’y passe, actualités, art et littérature. En 2017, j’ai découvert une voix forte et unique, un écrivain lucide et intransigeant : Hakan Günday.

J’ai d’abord été attirée par son livre Encore, récipiendaire du Médicis étranger 2015, parce qu’il met en scène le trafic d’êtres humains en Méditerranée. J’ai été happée par ce monde effrayant dans lequel le personnage principal, un jeune passeur, devient un homme. Plongé malgré lui dans le trafic d’êtres humains, il se transforme en bourreau. Malgré mon envie de lâcher le livre devant cette réalité parfois trop crue, j’ai tenu bon jusqu’au bout, car l’écriture est captivante.

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Günday réussit à raconter les questionnements, les décisions douteuses, les tentatives de rapprochements et les débordements inévitables vécus par les humains lors de crises migratoires. Il réussit à nous faire partager l’intimité d’un esclavagiste, un garçon qui n’aspirait pourtant qu’à quitter son bled perdu. Plusieurs mois ont passé depuis ma lecture, et j’y repense encore souvent, consciente qu’il y a toujours du monde qui souffre ailleurs, qui sont probablement à la merci de têtes fêlées, perdues et désespérées.

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Quelques mois plus tard, j’ai sauté sur la traduction suivante d’Hakan Günday, Topaz, un livre totalement différent. L’auteur, aussi incisif dans son portrait d’une humanité désolante, dépeint quelques heures dans la vie d’une des plus importantes bijouteries d’Antalya. J’ai été captivée par les personnages, estomaquée devant l’effronterie des vendeurs et la naïveté des touristes, séduite par le dénouement. Un vrai bijou de littérature, divertissant et dérangeant. J’en souris encore quand j’y pense, plusieurs mois après la lecture.

Bonnes découvertes!

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Kayak de mer aux Îles

Elle s’appelait Laurence, notre guide lors de notre première sortie de kayak de mer. Ses conseils étaient justes et bienvenus pour les néophytes que nous étions. Et elle nous a bien fait rire en imitant les différents accents qu’on peut entendre sur l’archipel madelinot.

La sortie a duré environ trois heures, incluant le petit cours d’introduction, et ça nous a paru bien court tellement c’était facile et agréable. La réservation et le départ se font de la plage du camping de Gros Cap. Les tunnels que nous traversons sont creusés dans les falaises au bout du cap, presque sous les sites de camping.

Regardez la couleur de ces falaises ! C’est magnifique. Mais le plus impressionnant a certainement été le spectacle des oiseaux vus de notre embarcation. Le vidéo ne rend pas justice à cet aspect de la sortie en mer, mais les oiseaux n’avaient pas peur même si nous étions tout près. J’étais vraiment impressionnée.

Pour le montage, j’ai utilisé une de mes chansons préférées de l’été : Overnight du groupe Parcels (en collaboration avec Daft Punk), cinq Australiens au look des années 1970.

Les Îles

Chez nous, au Québec, quand on dit qu’on va « AUX » îles, il ne peut s’agir que de l’archipel du golfe du Saint-Laurent, si populaire et si typique : les Îles de la Madeleine.

Presque tout le monde nous a avoué qu’ils rêvaient d’y aller. Cet été, je voulais y retourner, mais cette fois avec mon amoureux, Gaétan, pour lui faire découvrir la beauté si particulière des îles. Comme on fait du camping, je l’avais prévenu : il y vente en permanence, ça rend l’air plutôt frisquet, on n’est donc pas sûr de se baigner même si on passe nos journées entourés par les vagues. Que ce soit lors du voyage que j’ai fait il y a 20 ans avec les enfants, ou celui que j’ai fait en 1976 avec mes parents, les photos témoignent qu’on était plus souvent vêtus de coupe-vents que de costumes de bain. Et je ne me rappelle pas m’y être baignée, non plus. (Moi, ça me prend du soleil et de la chaleur pour me baigner.)

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Plage de la Dune du Sud, Havre-aux-Maisons

Et bien, cette fois, nos prévisions météorologiques ont toutes été déjouées. En juillet, aux Îles, il a fait beau et chaud. Par exemple, les deux premières journées de notre séjour, il n’y avait presque pas de vent. À peine une douce brise marine qui nous chatouillait la peau. Chassez le naturel, et il revient au galop, dit-on, et c’est un vent assez impressionnant qui s’est levé après la courte pluie du vendredi. Pendant deux jours, ça nous a permis de vraiment connaître le décor des Îles quand elles sont fouettées par le vent du large et d’avoir une meilleure idée de ce que vivent les Madelinots le reste de l’année.

En six jours, nous nous sommes baignés six fois, essayant une plage différente chaque fois. Nous avons aussi fait du kayak de mer, de la randonnée et un peu de vélo. Nous avons exploré tout le territoire et, à chaque butte, nous avons découvert un nouveau panorama. D’après moi, c’est ce qui fait que les Îles sont si belles et attachantes : la variété des paysages. Contrairement à l’Île-du-Prince-Édouard que nous avons traversée — et explorée à l’aller comme au retour —, l’archipel nous a surpris à chaque tournant.

Jour 1. La traversée

Il n’y a pas grand-chose à raconter, puisque le traversier quittait l’Île-du-Prince-Édouard, à 14 heures et que la traversée dure cinq heures.

Combien coûte la traversée? Pour deux adultes et une voiture, il faut compter 382 $ pour l’aller-retour. À cela, on doit ajouter le 46,50 $ de péage pour traverser (aller-retour) le pont de la Confédération qui se rend à l’Île-du-Prince-Édouard, étape incontournable vers les Îles.

Nous avons fait la traversée par un temps exceptionnellement beau et nous sommes donc arrivés à 19 heures au Port de Cap-aux-Meules sur l’île du même nom. Nous avions réservé notre site au camping du Gros Cap à quelques minutes en voiture du port. Nous avions choisi un emplacement entouré de buissons pour couper le vent, mais la protection était minime. Par contre, nous avions une vue sur la mer des deux côtés du Gros Cap, et ça nous permettait de nous remplir les sens de ciel et de mer à tout moment pendant notre séjour, un vrai bonheur.

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De notre emplacement, on voit la mer des deux côté du Gros Cap.

Concernant l’hébergement, notre premier choix était de faire du camping, et nous avions trouvé sur internet au moins cinq campings différents qui semblaient offrir des services à peu près équivalents. Notre choix s’est arrêté sur le camping du Gros Cap pour deux raisons principales : sa proximité avec le port puisque le jour du départ on doit s’y rendre très tôt, et la possibilité d’y faire du kayak de mer, une excursion qui nous tenait à cœur. Évidemment, pendant l’été, il est absolument nécessaire de réserver son hébergement avant de partir, car la demande est de plus en plus forte. Les Îles connaissent un véritable essor touristique ces dernières années, on nous l’a confirmé.

Jour 2. L’île du Havre-Aubert

C’est inévitable, comme il n’y a aucune vie urbaine sur l’archipel, on prend immédiatement le beat des vacances si ce n’est déjà fait. La longue traversée a ceci de formidable qu’elle met tout le monde en mode « paresse et patience » avant même notre débarquement. Le premier matin, sans avoir de plan précis, nous nous sommes mis doucement à la découverte de l’archipel en commençant par la longue plage de sable blond qui fait face au camping, de l’autre côté de l’anse : la plage de la Martinique. Je ne sais pas d’où elle tient son nom, mais oui, on se croirait dans une île du sud. Nous nous sommes baignés immédiatement. L’eau était froide, car nous sommes du côté sud des îles, mais supportable.

Ensuite, nous sommes allés vers le village d’Havre-Aubert, et le hasard nous a fait grimper au sommet de la Butte des Demoiselles d’où on a une vue panoramique jusqu’aux confins de l’archipel. Nous avons piqueniqué en admirant le paysage et en regardant le spectacle d’un expert en cerf-volant qui se pratiquait devant nous.

Puis, nous sommes descendus à La Grave, magnifique petit rassemblement de cabanes de bois typiques qui abritent des boutiques d’artisans et de souvenirs, des restos et le célèbre Café de la Grave. C’est là que les Madelinots nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas vu une période aussi longue de beau temps depuis longtemps. Les Madelinots sont très accueillants. Ils nous mettent immédiatement à l’aise et en confiance, et nous donnent le goût de partager leur mode de vie. Je crois qu’ils sont conscients de vivre dans un petit paradis.

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Tout près du phare de Bassin, on a trouvé un beau sentier qui longe la falaise.

Après quelques achats de souvenirs, nous avons continué à faire le tour de l’île du Havre-Aubert en nous dirigeant vers le village de Bassin. En nous approchant du phare (qui est maintenant une propriété privée), nous avons découvert un sentier d’herbe coupée qui longe les falaises, et c’était parfait pour faire un premier tour de vélo avec une vue époustouflante sur la mer et les falaises.

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Sentier sur l’herbe, doux pour les pieds ou facile pour le vélo.

De retour sur la route, à l’extrémité de l’île, nous nous sommes stationnés à la plage de la Dune de l’Ouest et nous avons découvert l’endroit parfait pour nous baigner : grosses vagues et eau chaude grâce au Gulf Stream. Cette baignade me rappelait les meilleurs moments de nos baignades au Costa Rica, rien de moins. Une excellente fin d’après-midi.

Jour 3. Pointe-aux-Loups, Grosse-Île et Île de la Grande Entrée

Une très grosse averse nous a réveillés ce matin-là. En seize jours de voyage, ce sera le seul matin où nous irons déjeuner au restaurant en attendant que ça cesse. Sous la pluie qui diminue, nous roulons ensuite vers l’autre extrémité de l’archipel. À Pointe-aux-Loups, on arrête visiter la Maison du Héron, où nous trouverons de jolis souvenirs, tous créés par Madame Chevarie, l’artiste qui nous a accueillis avec beaucoup de générosité.
Puis, nous nous arrêtons pour visiter le pavillon de la mine de sel, où la présentation de leurs activités par une animatrice est très intéressante. En sortant, la pluie a déjà cessé. Nous explorons chacune des routes de Grosse-Île, mais c’est à l’île Boudreau que nous choisissons d’aller marcher. Le paysage est particulièrement spectaculaire à cause de la forme des falaises. Le sentier n’est pas très long, deux kilomètres, et assez facile. Nous avons pris le temps de piqueniquer en haut de la falaise en admirant la mer. Nous étions seuls à cet endroit idyllique, comme si souvent quand on explore les chemins de travers. J’en garde une très forte impression de plénitude et de calme.

En revenant vers Cap-aux-Meules, nous nous sommes arrêtés à la plage de la Dune du Nord pour nous baigner. L’eau était relativement chaude et les vagues étaient fortes : la baignade était très satisfaisante.

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Plage de la Dune du Nord, presque seuls au monde.

Nous finirons la journée en explorant le côté sud d’Havre-aux-Maisons, le coin le plus photogénique de l’archipel. La lumière de fin d’après-midi nous a aidés à prendre d’excellentes photos.

Jour 4. Jour de grand vent, le tour de l’île centrale

Le vent s’est levé et notre tente lui résiste comme une bonne, mais c’est impossible de faire du vélo un jour comme ça. C’est donc aujourd’hui que nous visitons notre île dans ses moindres recoins.
L’île centrale de Cap-aux-Meules est composée de trois villages : Cap-aux-Meules, L’Étang-du-Nord et Fatima. Nous sommes arrêtés brièvement à la grande église Saint-Pierre de la Vernière pour faire quelques photos. Puis nous sommes montés à la Butte du Vent, d’où nous voyons tout l’archipel. De très loin, nous pouvons voir les vagues énormes qui frappent la côte nord de l’île : c’est là que nous irons ensuite.

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À La Côte, il y a un port, quelques boutiques, des cafés, un trottoir de bois et une sculpture impressionnante.

Nous avons d’abord visité La Côte où nous avons trouvé avec plaisir l’atelier-boutique du peintre Beaudoin. Nous avions remarqué ses toiles sur le traversier, et le moment est venu de choisir une reproduction, comme souvenir. Nous avons exploré les environs, en tentant un peu inutilement de rejoindre la côte vis-à-vis la grande épave du Corfu qui est échouée là, tout près.

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Un jour de grand vent nous a permis d’avoir tout un spectacle.

Puis, nous sommes montés le long du Chemin des Caps jusqu’au phare du Cap Hérissé, pour ensuite marcher le long des grandes falaises rouges frappées par les fortes vagues. C’est une journée très oxygénante, et nous en avons avalé, du vent! Plus tard, nous sommes allés nous étendre sur la plage du Corfu, en passant devant la Brasserie À l’abri de la tempête. Il y avait quelques surfeurs en herbe qui s’amusaient. C’était l’endroit idéal pour se baigner, se reposer et décrocher. Les vraies vacances.

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Évidemment, le bord des falaises est un endroit très attirant pour prendre une meilleure photo.

Ce samedi soir, il y avait un festival à la marina et les Madelinots aussi avaient l’air d’être en vacances par cette magnifique soirée d’été. Après le souper, nous sommes montés sur le chemin des Cyr pour assister au coucher du soleil, c’était l’endroit parfait, il y avait plusieurs petits groupes qui avaient eu la même idée.

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Coucher du soleil vu de la Butte à Mounette

Jour 5. Jour de lumière, Sandy Hook

Marcher sans fin sur une plage de sable blond, un rêve n’est-ce pas? Dans deux guides différents, j’avais lu que la promenade jusqu’au bout du banc de Sandy Hook valait la peine. C’est une marche de 2 h 30. Comme si on s’attaquait à une montagne, nous avons préparé nos sacs à dos et les avons remplis d’eau, de sandwichs et de serviettes de plage. Arrivés au bout du — si bien nommé — chemin du Sable, un Madelinot nous a confirmé qu’on était au bon endroit, mais il semblait nous trouver un peu fous de vouloir marcher jusque là-bas.

Sandy Hook

Plage du Havre / Sandy Hook : c’est ici qu’a lieu le concours annuel des Châteaux de sable.

Au début, on a rejoint deux jeunes familles qui s’éloignaient elles aussi vers le bout du banc, mais nous les avons dépassées, et ensuite on a été seuls pendant un long moment à marcher le long de la plage. Nous avons croisé un couple à l’aller, nous avons vu de loin un autre couple près de l’extrémité et nous avons croisé six personnes pendant notre retour à la civilisation. Marcher sur le sable pendant cinq heures en voyant si peu de gens est une expérience assez intense. Au bout de notre longue marche, la récompense ultime : la mer à perte de vue. Et l’île d’Entrée qui semble toute proche.

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Marcher le long de la plage pendant des heures.

À notre retour, brûlés dans les deux sens, nous sommes allés nous réfugier au Café de la Grave pour boire quelque chose de rafraîchissant, à l’ombre de la belle grande salle. Je sentais mes yeux affaiblis d’avoir vu autant de lumière. Nous avions besoin de repos. Nous avons passé la soirée au camping, à regarder les étoiles s’allumer dans le ciel.

Jour 6. Escapade en kayak

Notre excursion en kayak était réservée depuis deux jours. Laurence, notre guide, nous a expliqué les bases du kayak de mer, car c’était notre première fois. Quelle belle activité! Avoir su que c’était si simple, je crois qu’on aurait pu partir seuls, sans guide. Le kayak en duo est vraiment stable et Gaétan le conduisait comme un pro. Notre guide nous a amenés traverser des tunnels sous les falaises, voir les oiseaux de plus près et pagayer en pleine mer. Wow! Trois heures de pur bonheur.
Nous sommes ensuite allés manger une bonne poutine de homard et une queue de homard tempura en pogo à LA cantine. Puis, pour brûler quelques calories, nous avons pédalé le long du sentier du littoral, un court sentier asphalté le long de Cap-aux-Meules. Enfin, nous sommes allés nous baigner à la plage de la Dune du Sud qui était à l’abri du vent, car à la plage de l’Hôpital c’était trop venteux. Nous avons fini la journée en faisant nos courses de spécialités locales : palourdes en conserve, pétoncles, fromages et bières artisanales. Miumm!

Falaises du Nord

Les Îles nous auront permis de faire le plein de soleil, de mer et de vent.

Nous avons quitté les Îles le lendemain matin, par le traversier de 8 heures. C’était un court séjour, mais nous en avons bien profité pour faire le plein d’air marin, de soleil et de sable chaud. J’en suis venue à la conclusion que les Îles de la Madeleine sont une destination parfaite pour les amoureux. Il y a place à beaucoup de romantisme dans ces grands espaces dénudés, ces plages interminables et ces soupers gastronomiques de fruits de mer.

Restauration
Nous avons pris l’essentiel de nos petits déjeuners au camping et la plupart de nos dîners étaient des pique-niques, mais nous nous sommes payé des soupers extraordinaires de fruits de mer et de poisson. Voici quelques restaurants que nous recommandons chaudement.
La Table des Roy
L’excellence à tous points de vue. La réputation du restaurant n’est plus à faire, cette table est vraiment remarquable. Notre vin était une rareté. Nos plats, de homard, de crabe, et de morue, étaient excellents. La présentation est spectaculaire, mais pas trop. C’est assez cher, évidemment.
Decker Boy
Casse-croûte situé en dehors des routes principales et fréquenté surtout par des Madelinots, il offre une pizza aux fruits de mer qui vaut amplement le détour. On aurait dû y retourner une deuxième fois avant de partir. Accueil et service très agréables.
Le Bistro du Capitaine
Fréquenté surtout par des Madelinots en ce samedi soir, leur fish‘n chips est excellent. Le décor, la vue sur la marina et la petite terrasse abritée, tout ça en fait un endroit très chaleureux.
Le Vieux Couvent
Les Madelinots nous l’avaient recommandé, la salle à manger spectaculaire a achevé de nous convaincre d’y souper malgré les prix élevés. Nous avons très bien mangé, encore une fois des fruits de mer, et le service était vraiment sympathique.
LA cantine
Une usine de transformation de fruits de mer d’un côté, une boutique et une cantine de l’autre. L’endroit est réputé pour ses poutines au homard, délectables, quoiqu’un peu trop salées. Nous en avons profité pour acheter des produits en conserve.
Boulangerie Madelon
C’est l’endroit idéal pour acheter des sandwichs et autres mets préparés pour le pique-nique, mais surtout, c’est le seul endroit de l’île où on a bu un vrai bon cappucino, toujours difficile à trouver. Je crois qu’ils torréfient leurs grains de café sur place.
Et, enfin, il y a trois boutiques artisanales incontournables à visiter pour acheter leurs produits : la fromagerie Pied-de-Vent, le Fumoir d’Antan et la micro-brasserie À l’abri de la tempête qui est aussi l’endroit le plus populaire de l’archipel actuellement pour prendre une bière.

Provence 2006

En mai 2006, Gaétan et moi avons fait notre premier voyage ensemble : une courte semaine en Provence. Arrivés à Toulouse, notre but était d’explorer la côte et de faire du plein-air (vélo, canot, randonnée). Pour dormir, nous avons fait du camping, ce qui nous a fait découvrir de petites villes fleuries où nous passions la soirée à goûter les spécialités provençales : Fontvieille, Cassis, Borme-les-Mimosas, Aiguines, Gréoux-les-Bains et Carcassone.

Notre découverte la plus importante a été  l’Île de Porquerolles, un paradis pour la plage et le vélo, un décor de carte postale de vignobles qui se déploient jusqu’aux grands pins qui bordent la Méditerranée. C’était la première île sans voiture qu’on explorait, celle qui nous a donné envie d’en trouver d’autres au cours des autres voyages qui ont suivi.

Une des journées les plus actives a été celle de la découverte des Gorges du Verdon en canot, suivie d’une baignade dans l’eau turquoise et glacée. Ce jour-là, nous avons aussi pris la route le long de la corniche et lorsque Gaétan a aperçu une petite route en lacets qui semblait se perdre dans la montagne, il n’a pas pû s’empêcher de la prendre. Cela a été notre premier « Chasteuil » (nom du hameau qui a donné son nom à cet événement unique lors d’un voyage où on fonce dans l’inconnu), une découverte imprévue, un heureux coup de tête.

Chaque jour amenait un pic-nic dans un décor bucolique et du vin rosé en quantité mémorable. Ce premier voyage sera un modèle à suivre pour tous les voyages qui suivront : camping, pic-nics, un heureux mélange de planification et d’improvisation, de soirées en ville et de couchers en pleine nature.

J’ai monté les photos de ce voyage en Provence sur une belle chanson française :  Parachute (L’Éclipse), chantée par Sean Lennon en duo avec M (Mathieu Chedid).

Un cas de kayak

Dimanche dernier, le temps lourd et humide nous a donné envie d’aller batifoler sur l’eau et nous avons choisi Kayak Safari à Huntingdon, une première pour nous. La descente de la rivière Châteauguay entre Athelstan et Huntingdon est d’une durée idéale pour se rafraîchir et relaxer : un peu plus de deux heures.

Voyez un court extrait de quelques minutes, des images que j’ai montées au son d’une des dernières chansons de Gorillaz, Andromeda.

 

 

Châteaux, sentiers et pique-niques

Je rêvais d’amener mes enfants en voyage de camping en France et en 2005, j’ai eu la chance de réaliser mon rêve avant que les enfants soient trop grands : Chloé avait alors 13 ans et Hugo 10 ans.

Tout d’abord, je voulais amener les enfants en Dordogne : Lascaux, Rocamadour, les rives de la Dordogne m’attiraient plus particulièrement. Comme nous avions 3 semaines devant nous, il me semblait judicieux de visiter aussi Paris. Les enfants ont eu l’idée d’ajouter Carcassonne. Et, très important, je voulais aller à Montpellier voir notre amie Florence, la marraine de Chloé.

J’ai étudié la carte et je me suis arrêtée sur ce trajet : Toulouse, Montpellier, longer la Méditerranée jusqu’aux Pyrénées, les traverser, faire un saut en Dordogne et reprendre la route vers Paris en arrêtant le long de la Loire pour visiter quelques châteaux.

Nous reviendrons avec plein de souvenirs, dont voici les plus marquants, des idées de visites à faire avec les enfants.

Une découverte à laquelle on ne s’attendait pas, Lastours et ses sentiers entre les ruines de châteaux Cathares.

Un plat qui nous a marqués, manger du taureau en Camargue.

Pour la farniente, on retournerait sur les plages de Saintes-Maries-de-la-Mer.

La visite la plus excitante, la grotte de Lascaux.

Notre restaurant préféré, une cour intérieure à Sarlat, en Dordogne.

Un endroit très spectaculaire, la dune de Pilat et son camping sous les immenses pins.

Une soirée mémorable à Saumur, le long de la Loire, une ville faite pour les vacances.

Notre visite urbaine préférée a été le tour de bateau sur la Seine, et la visite champêtre a été la découverte du paysage lunaire de Montpellier-le-Vieux, près de Millau.

Voici des images sur l’air de Douce France, chantée par Rachid Taha.

Lien vers le vidéo.

Survoler la Cappadoce

En juin 2010, lors du solstice d’été, nous nous sommes réveillés très tôt pour arriver avant le lever du jour sur le site d’envol de la montgolfière qui nous attendait. Nous étions une vingtaine de touristes qui regardaient l’équipage s’activer autour de l’immense ballon qui prenait lentement forme.

Soudain, au moment où nous nous apprêtions à grimper à bord, nous avons vu d’autres ballons de toutes les couleurs émerger derrière les dunes et les buttes qui forment le paysage de cette partie de la Turquie.

Quel beau spectacle de voir une vingtaine de montgolfières s’envoler au lever du soleil. Et, une fois dans les airs, l’envolée est si paisible. On n’entend que les hirondelles dans la vallée de Gorëme.

Un beau spectacle, sur une chanson de 2004 du groupe danois Laid Back, Happy Dreamer.

 

Cliquez ici ou sur la photo pour survoler la Cappadoce

 

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Églises, mosquées, temples et cathédrales

Vous avez vu le nombre effarant d’églises à visiter dans les guides touristiques? Certains auteurs décrivent en détail chaque pièce, chaque morceau et la moindre œuvre qui se trouve dans ces lieux sacrés. À notre goût, il y en a trop et nous préférons en visiter moins, mais les choisir avec soin.

Au cours des siècles, ces lieux sacrés ont bénéficié d’attention, de sécurité, de protection et d’argent, et ils recèlent donc les plus beaux trésors de l’humanité. Nous pouvons être littéralement bouche bée devant tant de splendeurs. Plusieurs des sites que je vais décrire ci-dessous sont d’ailleurs inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Une ou deux photos par lieu, c’est bien mince, mais ensemble, elles forment un album souvenir impressionnant d’églises qui valent le détour. Voyez plutôt :

  1. Églises du parc national de Göreme, Turquie (Ve au XIIIe siècle)

Dans le Musée en plein air de Göreme, il y a plusieurs chapelles troglodytes creusées dans une roche friable qui est protégée par une couche de roche plus solide, formant les « cheminées des fées » qui parsèment la vallée. L’intérieur de ces petites chapelles est stupéfiant : les plafonds sont couverts de fresques aussi bien réalisées que dans une église standard, représentant la vie de Jésus et de ses apôtres. Certaines chapelles ont servi pendant des siècles de pigeonnier et ce sont les déjections des pigeons qui ont protégé la beauté des fresques. J’ai parfois l’impression d’avoir rêvé le voyage dans cette partie de la Turquie, la Cappadoce, tellement elle est unique et spectaculaire.

Églises de Goreme

Intérieur chapelle de Göreme

 

  1. Sainte-Sophie, Istanbul, Turquie (532 – 537)

Sainte-Sophie, c’est L’ENDROIT que nous voulions voir à Istanbul, le déclencheur de notre premier voyage en Turquie en 2010. Sainte-Sophie est maintenant un musée (depuis 1934), après avoir été une église byzantine (VIe siècle) puis une mosquée (XVe siècle). Elle a vraiment une stature unique, un aspect tout simplement cubique à l’extérieur, mais à l’intérieur, on peut admirer chaque centimètre : mosaïques dorées remarquables, marbre blanc ciselé en volutes délicates, calligraphie arabe, dorures à profusion, panneaux de marbre, tout le travail artistique est impressionnant. En prime, on peut emprunter le tunnel qui avait été prévu pour les cavaliers à cheval pour monter à l’étage supérieur admirer de plus près la mosaïque de la Vierge et le plafond de la nef centrale. J’ai eu l’impression que l’histoire de la civilisation s’y trouvait concentrée. Combien de personnes, certaines très connues, y sont passées avant nous? Cœur culturel de Byzance, Sainte-Sophie a vu passer les Croisades, puis a été délaissée au XVe siècle, et elle a été reconstruite lors de plusieurs tremblements de terre. Bref, c’est un véritable trésor historique.

Ste Sophie

Intérieur Sainte-Sophie

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Intérieur Sainte-Sophie, Istanbul

 

  1. Basilique Euphrasienne de Poreč, Croatie (553 – 563)

La Basilique de Poreč, en Istrie, est discrètement installée dans la vieille ville, sur la péninsule qui s’avance dans la Méditerranée. On pénètre dans l’ensemble des bâtiments par le joli musée, on traverse les caves remplies d’artefacts pour finalement émerger dans la superbe basilique. Les minuscules carrés de céramique forment une série de tableaux dans les tons de bleu et or, une merveille de l’architecture byzantine.

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Intérieur de la Basilique Euphrasienne de Poreč

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Mosaïques, Basilique de Poreč

Détail Basilique Porec

Détail des mosaïques, Poreč

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Chapelle Saint-Martin, Split, Croatie (VIe siècle)

Dans le dédale de ruelles qui forme le Palais de Dioclétien, à Split, nous sommes tombés sur un petit escalier et une modeste indication : Chapelle Saint-Martin. Nous sommes montés et nous avons découvert la plus petite chapelle qu’on aurait pu imaginer, au-dessus de la Porte d’or, une des principales portes du palais. Cet espace servait de chemin de garde aux soldats qui protégeaient l’entrée nord. Le jour où nous y sommes montés, une toute petite religieuse est apparue dans la chapelle quand elle nous a entendus parler français. Ayant habité plus de vingt ans à Montréal lors de ses débuts comme religieuse, elle était enchantée de nous parler de sa vie au Québec. Une belle rencontre dans un endroit inusité.

Chapelle St Martin

 

  1. La Mezquita, Cordoue, Espagne (786 – 987)

Par chance, nous étions à Cordoue un samedi matin, moment privilégié pour visiter la Mezquita, car les visites de groupes sont retardées pour quelques heures et les lumières sont tamisées. Arrivés parmi les premiers, nous avons pu nous recueillir dans cette forêt de colonnes rouge et blanche. Au centre, on se préparait pour la messe dans l’espace dédié aux rites catholiques. Au contraire de Sainte Sophie, la Mezquita a tout d’abord été une mosquée, puis elle est devenue ensuite la cathédrale de Cordoue (XIIIe siècle). On dit que la mosquée-cathédrale est le monument le plus accompli de l’art des Omeyyades, le plus beau témoin de la présence musulmane en Espagne du VIIIe au XVe siècle.

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La Mezquita de Cordoue

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Mezquita 2

 

 

 

 

Mezquita 1

 

  1. Abbaye du Mont St-Michel, France (966 – 1208)

Comment visiter le mont St-Michel, une île, un mont, et aussi un village? Nous avons préféré monter à l’Abbaye dès notre arrivée et nous ne l’avons pas regretté. C’est un ensemble de bâtiments avec un cloître, des terrasses, un château, dominant la grande baie, un point de vue assez spectaculaire et très… oxygénant. J’avais sous-estimé le charme de l’abbaye, site que je croyais trop touristique. Nous avons adoré la visite de l’abbaye, mais il restait peu de temps pour le village.

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Cloître du Mont St Michel

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Abbaye du Mont St Michel, France

 

  1. Abbaye du Thoronet, France (1160 – 1230)

Une belle découverte sur le chemin des Gorges du Verdon quand nous cherchions l’endroit idéal pour piqueniquer sous les arbres. L’abbaye du Thoronet, parfait exemple de l’architecture cistercienne, est si bien restaurée, on croirait vraiment voyager dans le temps. Paisible et lumineux, on dit que l’abbaye constitue un exemple extraordinaire de transformation de la spiritualité et de la philosophie en architecture, où la prise en compte de la lumière, mesurée, est capitale. Le père Couturier écrivait à Le Corbusier, en 1953 : « Il me semble qu’il y a là l’essence même de ce que doit être un monastère à quelque époque qu’on le bâtisse, étant donné que les hommes voués au silence, au recueillement et à la méditation dans une vie commune ne changent pas beaucoup avec le temps. »

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Abbaye du Thoronet, France

 

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  1. Cathédrale Notre-Dame de Paris, France (1163 – 1345)

Au cœur de Paris, ce bâtiment emblématique toujours assiégé par les touristes est incontournable. Chaque partie de la cathédrale vaut la visite, du portail au clocher. Nous avons visité la cathédrale en décembre alors qu’elle était remplie de crèches de Noël. Et le soir venu, j’ai un souvenir précis de la cathédrale illuminée à travers la légère brume qui flottait sur la Seine alors que nous étions chaudement installés à la proue d’un bateau-mouche. Elle était encore plus belle que pendant la journée, à la hauteur de l’image qu’en a dressée Victor Hugo. On aime particulièrement les gargouilles.

Détail Notre Dame de Paris

Détail du portail, Notre-Dame de Paris

Gargouille Notre Dame de Paris

Gargouille de Notre-Dame de Paris

 

  1. Cathédrale de Monreale, Sicile, Italie (1172-1176)

La visite de cette cathédrale semblait essentielle pour compléter le tour de la Sicile et, effectivement, ça vaut le détour. La route pour s’y rendre est agréable, un lacet qui monte dans les hauteurs de la banlieue animée de Palerme. La lumière était belle ce matin-là et elle faisait briller les mosaïques dorées qui couvrent entièrement le plafond et la partie supérieure de la nef avec différents tableaux tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament. Un travail colossal et spectaculaire. Nous avons aussi aimé notre exploration du toit qui nous fait longer la nef et le cloître dans un étroit couloir avant de déboucher sur le toit qui surplombe toute la région jusqu’à la baie de Palerme.

 

  1. Cathédrale de Séville, Andalousie, Espagne (1402 – 1507)

Le premier souvenir qu’il me revient en pensant à la Cathédrale de Séville, c’est son immensité. Haute, grande, longue et large, la cathédrale contient de nombreuses chapelles qui ont été en partie transformées en musée : toiles, sculptures, pièces d’argenterie. Étant construite sur le site d’une mosquée, le minaret a été transformé en tour, la Giralda, où on peut grimper pour admirer la ville à 360 degrés. Au-delà de la beauté du décor, j’ai été particulièrement surprise d’y trouver le magnifique monument funéraire de Christophe Colomb, transporté par des hommes arborant les blasons du royaume de Castille, de Navarre, de Leon et d’Aragon, des noms chargés d’histoire. À la sortie, nous passons à travers le rafraîchissant Patio de Naranjas une cour qui fait rêver du temps de la grande mosquée Almohade.

Cathedrale Seville

Patio de Naranjas, Cathédrale de Séville

Tombeau C Colomb Seville

Tombeau de Christophe Colomb, Cathédrale de Séville

 

  1. Église St-Jean-Baptiste, St-Jean-de-Luz, Pays basque, France (XVe siècle)

Les églises basques sont différentes des autres à cause des structures de bois foncé de chaque côté de l’église où les fidèles peuvent s’installer pour assister à la messe en plus des bancs habituels. Celle de St-Jean-de-Luz s’apprêtait à célébrer des funérailles lorsque nous sommes passés. Nous avons eu tout juste le temps d’entrer jeter un coup d’œil au retable, unique et resplendissant. Ce n’est qu’une fois dans la rue que nous avons réalisé que l’église avait accueilli le mariage de Louis XIV. Quand même! Mention spéciale à la maquette de navire suspendue à la nef qui m’a rappelé celle de la petite église de la place Royale à Québec.

Église St-Jean-Baptiste, St-Jean-de-Luz, France

Église St-Jean-Baptiste, St-Jean-de-Luz, France

 

  1. Mosquée de Počitelj, Bosnie-Herzégovine (1562 – 1563)

Nous avons appris l’existence de Počitelj, petite ville médiévale fortifiée située à un endroit très stratégique le long de la Neretva, lors de notre passage à Mostar. En roulant vers la côte dalmate, nous nous sommes arrêtés à Počitelj, ville-musée particulièrement bien conservée. Il est très agréable de grimper dans ses petites ruelles de pierres jusqu’aux ruines d’une forteresse médiévale. L’un des bâtiments ouverts au public est la mosquée de Sisman Ibrahim-pacha, chef-d’œuvre de l’architecture ottomane du XVe siècle. Le jour de notre passage, nous étions les seuls touristes à entrer dans ce lieu clair et harmonieux. Du haut des remparts, on peut apprécier la ligne harmonieuse de la mosquée et du village accrochés aux flancs escarpés de la montagne qui surplombe les méandres de la rivière, un vrai voyage dans le temps.

Pocitelj

Mosquée de Počitelj

 

  1. Mosquée bleue, Istanbul, Turquie (1609 – 1616)

Premier jour à Istanbul en 2010, avant même Sainte-Sophie, nous avons visité la Mosquée Bleue. De l’extérieur, la grande mosquée est particulièrement harmonieuse et symétrique, plus élancée et moderne que sa voisine. La foule est nombreuse, et il y a un certain brouhaha à l’entrée lorsqu’on se déchausse. Le premier coup d’œil englobe l’intérieur de la mosquée au complet, nous laissant bouche bée devant une telle splendeur. L’ensemble de la mosquée est couvert d’une céramique blanche aux motifs délicats majoritairement bleus. La lumière entre par les nombreux vitraux qui reproduisent eux aussi le même motif floral. Le tout est lumineux et aérien, d’une harmonie difficile à égaler.

Mosquee bleue 2

Mosquée bleue, Istanbul

Mosquee bleue

Intérieur de la Mosquée bleue, Istanbul

 

  1. Cathédrale de Syracuse, Sicile, Italie (XVIIe siècle)

La Cathédrale de Syracuse est située au cœur de l’île d’Ortygie, le très vieux quartier de Syracuse. Dès le VIIIe siècle av J.-C., il y aurait eu tout un autel sur cette place, puis au Ve siècle av J.-C., il fut transformé en temple dédié à Athéna. La cathédrale a été construite dans l’espace compris entre les colonnes de ce temple. C’est ainsi que ce temple est parvenu presque intact jusqu’à nous. Les imposantes colonnes grecques sont encore parfaitement visibles. Donc, malgré les changements d’époques et de religions (temple grec, église, mosquée et enfin de nouveau église), cet endroit a toujours été un lieu de culte depuis 2500 ans! J’ai été particulièrement émue par les chapelles, celle de Sainte Lucie, patronne de Syracuse et la très baroque chapelle du Saint Sacrement. La façade de la cathédrale donne sur Piazza Duomo, un lieu très agréable, élégant et animé.

Cathédrale de Syracuse

 

  1. Cathédrale de La Havane, Cuba (1748 – 1832)

Au moment où nous sommes arrivés sur la Plaza de la Catedral, le soleil inondait le moindre recoin. Des femmes costumées de façon spectaculaire se sont précipitées vers nous pour être prises en photo en train de nous embrasser sur les joues et ainsi recueillir quelques pesos. Nous nous sommes ensuite engouffrés dans la fraîcheur de l’ombre, à l’intérieur de la Catedral de San Cristóbal de La Habana qui ne prend que quelques minutes à visiter. C’est ici que reposait Christophe Colomb avant d’être rapatrié à la cathédrale de Séville.

Cathédrale de La Havane 2

Cathédrale de La Havane

Cathédrale La Havane, Cuba

 

 

  1. Old Mission San Juan Bautista, Californie, É.-U. (1797)

Près de Monterey en Californie, nous avons visité la mission San Juan Bautista dès l’ouverture et l’atmosphère était encore tranquille quand nous sommes entrés dans la petite église sombre de la mission. Imaginez une église au look mexicain, un peu western. Elle est la plus grande église de toutes les missions californiennes qui, à l’époque, s’étaient établies l’une après l’autre tout au long de la Camino Real (La Route Royale) nommée en l’honneur de la monarchie espagnole qui finançait la colonisation et l’évangélisation en Californie. Nous avons appris qu’elle est aussi directement érigée sur la faille de San Andreas. Amateurs d’Hitchcock, vous reconnaîtrez sans peine le clocher de l’église, celui-là même qu’on a vu dans le film Vertigo. Une de nos visites les plus agréables en Californie.

Mission San Juan Bautista

Mission San Juan Bautista, Californie

Mission SJB

Intérieur de l’église de San Juan Bautista

 

  1. La Sagrada Familia, Barcelone, Espagne (1882-2026?)

La Sagrada Familia (Sainte Famille) est de plus en plus connue à travers le monde pour son architecture incomparable et la démesure qu’elle dégage. Comme la célèbre basilique se finance seulement à partir de dons des fidèles, la construction a été retardée, voire arrêtée pendant des années. Depuis 1990, sa célébrité attire de plus en plus de visiteurs et la construction a repris. Nous avons visité la Sagrada Familia vers la fin de la journée, alors qu’il restait moins d’une heure aux visites. Je dois avouer que c’est le plus beau bâtiment que j’ai vu : lumière, équilibre, atmosphère, colonnes, vitraux, escaliers, tout est majestueux et j’ai eu l’impression de voir le visage de Dieu au faîte de la nef. Les détails sont nombreux, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, la visite aurait pu durer des heures. Heureusement, on peut la contempler à distance sur internet.

 

Un chef d'oeuvre : l'intérieur de la Sagrada

Un chef d’oeuvre : l’intérieur de la Sagrada

 

  1. Chapelle du Graal, Tréhorenteuc, France (1942)

En Bretagne, dans la forêt de Brocéliande, se trouve le Val sans retour où, selon la légende arthurienne, la fée Morgane, le cœur brisé, aurait enfermé les faux amants, des chevaliers infidèles en amour, grâce à la magie de Merlin. Des années plus tard, Lancelot du Lac l’aurait déjouée et il aurait réussi à libérer 253 chevaliers de la forêt. En 1942, l’abbé Gillard restaure l’église du village de Tréhorenteuc et lui donne le nom de chapelle du Graal, et il fait visiter le Val sans retour, dont l’entrée est située tout près. L’église vaut le détour surtout si vous avez l’intention de monter les sentiers jusqu’à l’Arbre d’Or, le miroir aux fées, l’hotié de Viviane et le siège de Merlin sur les crêtes.

Église du Graal

Église du Graal

Et vous, quel temple, quelle cathédrale ou quelle mosquée vous a touché lors d’un voyage ?

Euphoria

Coup de coeur pour le livre de Lily King, Euphoria.  Une écriture dense et directe, un sujet plutôt d’actualité même si l’histoire met en scène des anthropologues des années 30.  Un triangle amoureux de personnes sensibles et intelligentes, une histoire d’amour qui se cache dans un roman d’aventure à l’autre bout du monde.

En plus, le roman s’inspire de la vie de Margaret Mead, une dame dont toutes les femmes devraient s’inspirer. L’auteure s’est tellement bien documentée qu’elle trouve le moyen de nous donner des bases d’anthropologie en passant. J’ai eu l’impression d’être une anthropologue en herbe après avoir lu ce livre, intéressée à mettre sur papier mes propres observations.

Merci à Marie-Louise Arsenault qui a fait cette suggestion de lecture sur la Première Chaîne. Je vais sûrement lire d’autres livres de Lily King.

 

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